Vivre de son activité de thérapeute: 4 pièges à éviter
- lenhayse
- 20 juil.
- 4 min de lecture

Se lancer comme thérapeute une fois sorti de formation, c’est un peu comme sauter dans le grand bain : on sait nager, mais on découvre vite qu’il y a des vagues auxquelles on ne s’attendait pas.
Si tu es thérapeute et que tu te lances ou que tu as du mal à vivre de ton activité, cet article est pour toi. Je partage ici ce que j’aurais aimé savoir avant de me lancer, pour t’éviter certains pièges et te donner des pistes concrètes pour créer une activité de thérapeute rentable et épanouissante.
1. Croire qu'il faut attendre 2 ou 3 ans pour vivre de son activité de thérapeute
On entend souvent :
“Il faut deux ou trois ans pour pouvoir vivre de son activité de thérapeute.”
Comme si c’était une fatalité.
Pour ma part, j’ai réussi à en vivre en quatre mois. Est-ce toujours le cas ? Non. Mais ce qui change tout, c’est la manière dont on se prépare et se forme à gérer son activité.
Être un excellent thérapeute ne suffit pas. Aujourd’hui, tu es aussi entrepreneur, marketeur, communicant et gestionnaire. Et ces compétences ne s’acquièrent pas dans les formations de thérapeutes classiques. Tu sais accompagner tes clients (bien que tu en doutes peut être encore), mais il est primordial d'avoir les compétences pour accompagner son propre développement d'entreprise, surtout pour faire la différence aujourd'hui dans un marché aussi dense que l'accompagnement.
Sans préparation, beaucoup se retrouvent avec :
un investissement financier important (pour ma part, plus de 7 000 € dans des formations et outils)
des heures de travail sans grand résultat
des remises en question, des doutes avec supplément: manque de confiance en soi
la menace de retourner dans le salariat ou d'y rester car ils n'arrivent pas à vivre de leur activité
l'isolement aussi parfois quand on est seul à entreprendre dans notre entourage
Se former à l’entrepreneuriat est donc la première étape incontournable pour vivre de ton activité. Alors plutôt que de courir comme une poule sans tête dans tous les sens, de t'épuiser à mener des actions qui ne donnent que peu de résultat, ou de rester isolé sans savoir par quel bout concrétiser ton projet, trouve une formation qui pourra te guider étape par étape à prendre ta place sur le marché des thérapeutes!
2. Bien se connaître pour créer une activité épanouissante
Quand je me suis lancée, j’ai choisi le modèle classique : les séances individuelles. C’est ce qu’on nous montre comme étant le modèle standard.
Très vite, j’ai compris que ce format avait ses limites :
il est chronophage
il est énergivore
ton chiffre d’affaires dépend directement de ton nombre d’heures travaillées
Pour moi, en tant que personne introvertie, ce modèle n’était pas viable sur le long terme : fatigue, plafonnement financier, culpabilité… , tout fonctionnait “sur le papier”, j'avais une liste d'attente, des recommandations de professionnels...mais je ne fonctionnais plus moi.
L’apprentissage ici est clair : une activité rentable ne suffit pas. Elle doit être alignée avec qui tu es et comment tu veux vivre.
Avant de te lancer, pose-toi les bonnes questions :
Pourquoi veux-tu être à ton compte ?
À quoi ressemble ta journée idéale ?
Combien veux-tu gagner ?
Combien d’heures par semaine veux-tu réellement travailler ?
...
Vivre de son activité de thérapeute est un défi, mais vivre BIEN et EPANOUI de son activité en est un autre, cela demande de la clarté sur tes besoins et tes limites.
3. Il existe de nombreux modèles d’accompagnement au-delà des séances individuelles
Et donc ce second point m'amène au troisième: beaucoup de thérapeutes restent bloqués dans l’idée : 1 séance = 1 heure = 1 paiement.
Mais il existe tellement d’autres façons d’accompagner :
séances collectives
programmes et ateliers
retraites
e-books et contenus digitaux
accompagnements hybrides ou asynchrones (ex : suivi par message)
séances innovantes (comme la promenade thérapeutique !)
Le secret : choisir un modèle qui correspond à ta personnalité, ta vision, ton énergie et les besoins de ta clientèle.
Si tu restes bloquée sur le modèle classique alors tu risques de te sentir frustrée et de ne pas exploiter tout ton potentiel.
4. Poser ton cadre dès le début est essentiel
Au début, j’ai fait l’erreur classique : tout accepter. Tous les horaires, toutes les problématiques, tous les profils… jusqu’à des séances à 22h ou parfois très tard le soir. J'avais des demandes de RDV constamment mais j'étais encore dans la peur de manquer ou de décevoir.
Le résultat ? Fatigue, stress et perte de plaisir.
Le cadre thérapeutique, ce n’est pas de la rigidité : c’est structurant. Il comprend :
tes horaires et jours travaillés
tes modalités de contact
les problématiques que tu accompagnes (ou refuses)
le type de clients que tu souhaites accueillir
...
Avoir un cadre clair permet :
d’attirer les clients qui te correspondent
de sécuriser l’alliance thérapeutique
de protéger ton énergie
de soutenir la rentabilité de ton activité
Il vaut mieux poser ce cadre dès le départ que de le changer en cours de route. Sinon, tu risques d’être esclave de ton agenda et de tes clients.
Evidemment j'ai encore pleins de conseils à te partager, n'hésites pas à faire un tour sur le podcast "Inspirantes"https://open.spotify.com/show/3Lt9MSlprmtx7G1xSs6Dg9?si=1e0c83a9f2304ff5"Inspirantes je te partage là bas plus de détails encore sur les sujets abordés dans mon blog!



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